Depuis le milieu du vingtième siècle, les hommes ont développé plusieurs catégories de satellites. Les satellites spatiaux, comme Hubble, ont les yeux tournés vers le ciel. Nous avons également développé des satellites qui étudient notre planète afin de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et améliorer nos vies quotidiennes.
Les satellites météorologiques nous aident à anticiper les événements climatiques comme les tempêtes ou, tout simplement, nous permettent de ne pas oublier de mettre de la crème solaire pendant les journées les plus chaudes de l’année. Les satellites de télécommunications, quant à eux, nous connectent avec le monde entier via les ondes téléphoniques et Internet. Il existe également des satellites d’observation de la Terre comme les engins spatiaux Sentinel-1A et CryoSat de l’ESA, qui étudient les calottes glaciaires dans l’Arctique.
Ces deux satellites ont découvert que l’une des ces énormes masses de glace, baptisée Austfonna, a perdu 50 mètres d’épaisseur ces deux dernières années. (Cela représente deux fois la hauteur de Buckingham Palace !)
Les calottes glaciaires sont d'immenses nappes de glace situées aux pôles Nord et Sud de la Terre. Elles ne fondent pas et ne regèlent pas au fil des saisons, mais leur superficie peut augmenter ou diminuer en fonction des changements climatiques. Par exemple, au cours des périodes glaciaires, les calottes polaires ont considérablement gagné en superficie. Mais actuellement, les calottes polaires rétrécissent, très probablement en raison du réchauffement climatique provoqué par l'activité humaine.
La glace des calottes se transforme en eau et se déverse dans les océans, ce qui entraîne une augmentation du niveau de la mer. L’élévation du niveau des océans accroît les risques d’inondation et transforme nos perspectives démographiques en recouvrant les terres cultivables et habitables. C’est pourquoi les satellites d’observation de la Terre sont d’une importance capitale pour nous aider à analyser le phénomène de fonte des calottes glaciaires et, surtout, à mieux préparer l’avenir.