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À la pêche aux débris spatiaux

Fishing for space junk
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En 1957, Spoutnik est devenu le premier satellite artificiel à atteindre l’espace avec succès. Depuis cette année historique, des milliers de satellites ont été lancés en orbite. Ces engins améliorent notre quotidien et nous aident à mieux nous géolocaliser, à communiquer dans le monde entier, à surveiller la déforestation et la fonte des calottes glaciaires, mais aussi à éviter des catastrophes naturelles.

Mais l’avènement des satellites a également empli l’espace circumterrestre de gros morceaux de métal inerte. Les chercheurs estiment qu’il y aurait environ 30 000 débris spatiaux circulant en orbite basse autour de la Terre. Ce nombre, qui ne fait qu'augmenter, inclut uniquement les objets les plus imposants : satellites hors service, étages supérieurs de fusées et même des gants d'astronautes !

Dans l’espace proche, on trouve également des millions de petits débris tels que des écrous, des boulons ou des particules de peinture. Bon nombre d’entre eux évoluent en orbite à environ 7 kilomètres par seconde. À une telle vitesse, l’impact d’un simple éclat de peinture pourrait être aussi dévastateur que celui d’une moto lancée à 95 kilomètres par heure !

Paxi nets ESA's Clean Space team
Paxi remporte le contrat de l'équipe « Clean Space » de l'ESA

Un impact de cette ampleur endommagerait irrémédiablement tout autre satellite ou station spatiale, en provoquant qui plus est l’apparition de nouveaux débris spatiaux. L’ESA a demandé à ses meilleurs ingénieurs de trouver une solution à ce problème éminemment complexe. Eh bien figurez-vous que l’une des technologies les plus anciennes de l’humanité, en l’occurrence le filet de pêche, va peut-être nous y aider !

En utilisant des modèles spéciaux de filets commandés à partir d’engins spatiaux, nous pourrions peut-être attraper d’anciens satellites afin de nettoyer l’espace. Cette brillante idée est actuellement en cours d'essais en impesanteur et, si tout se passe bien, la mission "e.Deorbit" de l’ESA sera lancée en 2021 pour tester la possibilité d’éliminer des débris de grande taille.

Anecdote sympa : Pour rester dans l'espace et éviter de retomber en chute libre sur Terre, un satellite doit tourner autour de notre planète à plus de 28 200 kilomètres à l'heure !