L’espace peut s’avérer sombre et isolé, c’est pourquoi la sonde spatiale Rosetta voyage avec un ami ! Quand Rosetta a quitté la Terre il y a dix ans, elle a emporté dans ses bagages un petit module d’atterrissage nommé Philae.
Depuis son lancement en 2004, Rosetta a été la vedette de la mission qui porte son nom. La sonde spatiale a passé la dernière décennie à parcourir le système solaire, en survolant Mars et la Terre plusieurs fois et en se rapprochant même de deux astéroïdes avant d’atteindre, le mois dernier, sa destination finale : la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko.
En novembre prochain, c’est Philae qui passera sous le feu des projecteurs en exécutant sa propre mission, à savoir devenir le premier atterrisseur à se poser à la surface d’une planète !
Ces six dernières semaines, Rosetta a voyagé aux côtés de la comète 67P, en étudiant sa surface à la recherche du meilleur site d’atterrissage. Fin août, les équipes de l’ESA ont présélectionné cinq zones d’atterrissage potentielles puis, le 15 septembre, c’est un secteur de la comète désigné comme « site J » qui a finalement été retenu comme destination pour l’atterrisseur Philae.
Le 6 août dernier, Rosetta nous a transmis les premières vues rapprochées de la comète 67P, qui n’ont pas manqué de surprendre toute la communauté scientifique. Cette comète ne ressemble à aucune autre. Elle est composée de deux parties spécifiques, avec un corps et une tête distincts. Le site J se trouve sur la tête de la comète.
La forme inhabituelle de la comète en fait un objet d’étude fascinant, mais pose aussi un véritable défi pour la phase d’atterrissage. Le site J a été jugé comme le plus sûr. Ses pentes sont douces, il est peu rocailleux et il reçoit suffisamment de lumière naturelle pour que Philae puisse recharger ses batteries et poursuivre sa mission.
Ce site d’atterrissage permettra également à Philae de mener de passionnantes expériences scientifiques, notamment une collecte d’échantillons de 67P qui permettront, pour la toute première fois, de déterminer la composition et la structure exacte d’une comète !

Anecdote sympa : Regardez cette photo de la comète 67P. Que voyez-vous ? Beaucoup de gens trouvent qu’elle ressemble à un canard en caoutchouc. Ils sont d’ailleurs si nombreux que ‘ canard en caoutchouc ’ est désormais son surnom officiel !